PFAS 19 : les nouvelles du front

Teneurs en PFAS dans l’eau du réseau de Saint-Louis

Nous listons ci-après les Résultats des analyses du contrôle sanitaire de l’eau potable distribuée dans le réseau de Saint-Louis (Communes de BUSCHWILLER – HEGENHEIM – HESINGUE, ZAE Liesbach – HUNINGUE – SAINT-LOUIS – VILLAGE-NEUF)

Site du Ministère de la santé : Région Grand Est, Haut-Rhin. Saint-Louis

Somme des 20 substances perfluoroalkylées (PFAS) :
Analyses du 13.07.26 : <0,005 µg/L après changement des filtres
Analyses du 4.06.26 : 0,044 µg/L
Analyses du 28.05.26 : 0,051 µg/L
Analyses du 27.04.26 : 0,041 µg/L (Hésingue)
Analyses du 13.03.26 : 0,008 µg/L

Note : Ces résultats ne sont que des instantanés d’un jour. Ils ne préfigurent pas des niveaux de contamination maximum atteint. La limite réglementaire étant ≤ 0,100 µg/L.

Le cas de Blotzheim
Blotzheim est toujours dans une situation particulière (voir notre article ici )

Somme des 20 substances perfluoroalkylées (PFAS) :
Analyses du 27.07.26 : <0,005 µg/L
Analyses du 28.05.26 : 0,079 µg/L
Analyses du 9.04.26 : 0,040 µg/L

A noter que parmi les 20 PFAS, l’Acide perfluorobutanoïque (PFBA) est à un taux de 0,065 µg/L, soit 82% de l’ensemble des 20 PFAS.

Hypothèse : l’Acide perfluorobutanoïque (PFBA) agit comme une molécule d’avant-garde hautement mobile, se déplaçant généralement beaucoup plus rapidement que les autres composants des mousses anti-incendie. Quand les filtres neufs commencent à retenir les autres PFAS, les PFBA traversent plus facilement la barrière filtrante aux charbons actifs.

Conclusion
Les filtres arrivent à saturation avec le temps et laissent passer de plus en plus les PFAS. Quand des taux s’approchent de la limite réglementaire de 0.100 ng/L, ils sont remplacés. La station d’Hésingue, qui a été la première à entrer en service en août 2025, a aussi fait l’objet d’un remplacement des filtres.
Comme nous l’avions annoncé, depuis l’installation des filtres, les habitants ne boivent pas toujours une eau quasiment exempte de PFAS, mais avec des concentrations se situant en moyenne entre 30 et 70 ng/L pour les 20 PFAS mesurés. Or nos organismes continuent d’accumuler des quantités non négligeables de PFAS.

C’est légal, mais pas bon pour la santé !

La lutte continue !

En France plusieurs actions juridiques sont engagées contre les pollueurs et l’Etat. En attendant que les juges fassent leur travail, les citoyens, élus et organismes continuent leur combat pour un environnement sain. Lire la suite …

 

L’approche préventive ne suffit plus

C’est la conviction des Mamme No PFAS (précurseurs en Europe dans la lutte contre les PFAS : « Tout a commencé en 2017 lorsque nous avons reçu les réponses des tests de recherche PFAS dans le sang de nos enfants et de nos jeunes, à partir de ce moment Tout a changé. »).
Ils nous le disent et le cas français le confirme !
Edith Oresta, bénévole pour Générations Futures et membre d’un collectif de lutte contre les PFAS dans la région, le dit clairement : face aux polluants éternels, le principe de précaution doit primer. La santé environnementale n’est pas une option, c’est une urgence.

Voir un extrait.

La conférence complète sur la chaîne YouTube, Générations Futures.

 

Des habitants exposés aux PFAS pressent l’État d’agir

« C’est comme si on était des sous-citoyens »
400 habitants, associés à sept communes, ont saisi le tribunal administratif de Strasbourg, le 9 juin. Le but, contraindre l’État à mesurer les risques sanitaires encourus par la population exposée aux PFAS depuis des années.
Reporterre, Émilie Rosso et Nicolas Cossic, 15 juin 2026

 

Dosage des PFAS chez les riverains – L’étude de biosurveillance PERFAO

« Ce que l’ARS Grand Est n’a pas voulu étudier pour les riverains contaminés par les PFAS autour de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, les citoyens de la vallée de la chimie (Sud-Lyon) le font. »

L’étude de biosurveillance humaine en polluants PFAS chez les riverains des zones industrielles du sud lyonnais est une étude scientifique d’intérêt public

L’Institut Écocitoyen pour la Connaissance des Pollutions, avec l’appui de Santé publique France, a lancé PERLE, la première étude française de biosurveillance humaine des PFAS menée spécifiquement auprès des populations vivant à proximité de zones industrielles. Cette étude s’adresse à toutes les personnes, entre 6 et 80 ans, résidants dans les territoires concernés.

La campagne de prélèvements sur 300 personnes vient de se terminer en juillet 2026
Institut écocitoyen, PERLE – PERFAO, 06.07.26

 Regarder la vidéo qui vous explique tout !

La suite continue désormais avec le traitement des données recueillies.
Avec la participation de la Métropole de Lyon et l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Les communes esseulées face au défi des PFAS

« Nous n’avons pas les moyens de remettre l’eau en conformité, donc elle reste polluée »
La contamination de l’eau potable aux PFAS met les communes en grande difficulté : elles doivent gérer une pollution dont elles ne sont pas à l’origine. Une situation qui relance le débat sur le principe du pollueur-payeur et sur la protection sanitaire des populations exposées.
Vert, Lisa Boudoussier, 11.06.26

« Inacceptable! C’est sans compter avec la détermination des victimes. Ce n’est pas aux communes de porter le coût de l’épuration de l’eau, ni aux contribuables, mais aux pollueurs, selon le principe du pollueur-payeur » ADRA

 

L’affaire du siècle ?

Les assurances vont-elles lâcher les industriels pollueurs ?
Polluants éternels : le spectre d’une nouvelle affaire « amiante » qui inquiète l’assurance
Les PFAS inquiètent de plus en plus assureurs et réassureurs. Alors que les contentieux se multiplient en Europe et aux États-Unis, le secteur tente d’évaluer l’ampleur du risque environnemental, sanitaire et financier…

L’un des dossiers les plus structurants de la responsabilité civile au cours des prochaines décennies
L’initiative s’inscrit dans le contexte de pression judiciaire croissante autour de la pollution aux PFAS dans la vallée de la chimie, au sud de Lyon. Dans ses courriers, Notre Affaire à Tous …
L’Argus de l’assurance, Géraldine Dauvergne, le 29 juin 2026