Séries d’articles sur les méfaits du transport aérien. Rien ne fait changer les milieux économiques et politiques de stratégie !
Le lobby de l’aviation admet que la compensation des émissions de CO2 est un échec, mais s’oppose à une approche climatique plus stricte.
L’industrie aéronautique est confrontée à un problème frappant : elle reconnaît les lacunes de sa politique climatique, mais s’oppose farouchement aux mesures susceptibles de corriger ces insuffisances…
Pour les riverains et les organisations environnementales, la réponse est évidente. L’industrie aéronautique gagne du temps depuis des années en invoquant des accords internationaux qui se révèlent systématiquement insuffisants pour réduire réellement les émissions. Le débat sur le système d’échange de quotas d’émission (SEQE) montre … qu’un système performant impliquerait, à terme, que l’industrie aéronautique abandonne sa dépendance aux énergies fossiles.
(Traduction automatique sur la page du site)
SchipholWatch, 17.10.26
FNE – Lettre d’info du réseau Mobilités Durables – Eté 2026
Avion et climat, qui sont les grands voleurs ?
Une étude intéressante du Forum Vie Mobile confirme que ce mode de déplacement reste une pratique minoritaire et extrêmement concentrée. 3 % des Français concentrent à eux seuls un quart des vols. Contrairement à une idée reçue, le développement des compagnies low-cost n’a pas réellement démocratisé l’avion. Il a surtout permis aux catégories les plus favorisées de voyager davantage.
Du point de vue climatique, les inégalités sont encore plus marquées. Les vols long-courriers ne représentent que 12,5 % des trajets mais près de la moitié des émissions du transport aérien (48,6 %). Et ce sont les voyageurs les plus riches, les plus diplômés et les plus urbains qui concentrent l’essentiel de ces déplacements à forte empreinte carbone. Enfin, l’étude montre que la conscience écologique ne suffit pas à modifier les comportements. La plupart des voyageurs connaissent l’impact climatique de l’avion mais développent des mécanismes de justification liés au travail, aux loisirs, à la famille ou à l’absence d’alternative perçue. La « honte de prendre l’avion » reste marginale et n’a qu’un effet limité sur les pratiques.
Face à ce constat, le Forum Vies Mobiles estime que les politiques publiques doivent prioritairement cibler les pratiques d’une minorité hypermobile plutôt que les déplacements occasionnels, et parfois non-substituables, de la majorité. Il propose ainsi la mise en place d’une allocation de deux voyages aériens aller-retour par personne et par an (hors motifs professionnels), afin de préserver la possibilité de voyager pour tous tout en réduisant significativement les émissions liées aux usages les plus intensifs.
Yessine JELASSI – Animateur du réseau mobilités durables – yessine.jelassi@fne.asso.fr
FNE – France Nature Environnement, Lettre août 2026
Aéroport de Beauvais : partout pareil !
Petit film qui dénonce l’entêtement de Beauvais et des élus du Beauvaisis à étendre l’aéroport, et les catastrophes climatiques de l’été qui en sont des conséquences directes, sur fond d’images du film « Titanic », vraiment pas mal du tout !
Aéroport vert de Beauvais, 3.09.2026