Pollution de l’air : Nouvelle étude sur la toxicité des particules fines
Les particules fines émises par les moteurs d’avions deviennent de plus en plus nocives pour la santé avec le temps. C’est à cette conclusion qu’est arrivée une équipe de chercheurs de l’Université de Bâle, dans une étude publiée par Alexandre Barth at all, Department of Environmental Science, University of Basel, Switzerland.
Pour les scientifiques, cette nocivité croissante est due aux modifications de la composition chimique des particules lorsqu’elles sont exposées au rayonnement solaire pendant des périodes prolongées. Ces particules réagissent ensuite avec les composants de l’air, explique encore l’Université de Bâle dans un communiqué.
Les travaux montrent que « les processus atmosphériques peuvent modifier considérablement les propriétés oxydantes de ces particules, et donc aussi leur potentiel nocif pour la santé humaine »…
« Les émissions de poussières fines sont un problème de santé publique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année, plus de 7 millions de personnes meurent prématurément en respirant un air contenant des concentrations importantes de particules polluantes. »
Les particules fines sont minuscules. Leur diamètre est de l’ordre du nanomètre, soit un milliardième de mètre. Elles sont générées lors de la combustion de produits carburants et se retrouvent souvent en suspension dans l’air plusieurs jours. Leur très petite taille leur permet de s’enfiler profondément dans les poumons, causant maladies respiratoires et cardio-vasculaires.
Pour les chercheurs, l’étude … montre clairement que le cadre législatif en Suisse ne tient pas suffisamment compte des propriétés des particules fines et de leurs sources d’émissions. Europe says
Les particules fines des avions sont bien plus toxiques qu’on ne le croyait
À Bâle, des chercheurs ont montré que le soleil accroît leur nocivité au fil des jours. Un constat qui ébranle le cadre légal suisse.
24heures.ch, Claude Beda, 16.10.26