Stop à l’extension de l’aéroport de Bâle-Mulhouse

Pourquoi un retour à la situation de 2019 n’est pas souhaitable ? Et encore moins, une extension des infrastructures de l’Euroairport !

La pandémie Covid-19 a impacté tous les domaines de notre société. Le transport aérien est particulièrement touché et connait une crise profonde. L’économie et l’emploi préoccupent légitimement nos concitoyens.
Malgré les appels des organismes environnementaux comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Giec, des recommandations de la Convention Citoyenne pour le Climat, CCC, des propositions des certains économistes et universitaires, les acteurs du monde aéronautiques mettent tout en œuvre pour relancer la machine comme AVANT et poursuivent leurs plans d’extension.

L’aéroport de Bâle-Mulhouse ne remet pas en cause son modèle de développement basé sur le low-cost et le fret express. Ce faisant il pèse grandement sur l’environnement (bruit et pollution) et s’appuie sur un modèle économique fragile. Quant à l’extension des infrastructures, elles seraient éventuellement mises en standby, en attendant la reprise.

Par ailleurs les mesures prévues dans le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement, PPBE, sont minimes et n’éviterons pas que les nuisances subies par les riverains reviennent aux niveaux de 2019.

Face à un modèle de développement incapable de préserver notre avenir, l’ADRA a exposé ses arguments lors d’une conférence de presse le 24 septembre 2020 à Hégenheim. L’ADRA informe sur l’impact négatif de l’aéroport de Bâle-Mulhouse en termes de pollution et de développement économique et fait des contre-propositions.

 

1. POLLUTION aux Particules Ultra-Fines, PUF

… et leurs effets sur la santé.

Engagés depuis quelques années dans la lutte contre la pollution de l’air engendrée par l’aéroport de Bâle-Mulhouse, nous avons rédigé un rapport sur les Particules Ultra-Fines (PUF) émises par les aéronefs. Comme l’aéroport ignore jusqu’à présent ce type de pollution, qui impacte les usagers et la population riveraine, nous avons réalisé nos propres mesures.

Nous ne revendiquons pas une étude exhaustive, mais nous affirmons l´objectivité de notre publication basée sur des mesures réelles. Elle vise avant tout à rendre attentif aux dangers et enjeux sanitaires de la pollution aux PUF.
Avec ces travaux nous voulons informer le grand public de la région trinationale limitrophe de l’aéroport et attendons en retour des autorités, qu’elles mettent en place un suivit de la pollution aux particules ultrafines.

Voir le rapport : Basel-Mulhouse Airport and Air Quality – part III, Immission by ultrafine particles, analysis and determination of the potential hazard to the residents, Authors Jürgen Fingerle, Oswald Rottmann, Wolfgang Herrmann, and Beat Freiermuth

 

2. INVENTAIRE réel du CO2 et des GES

Quelle est la part réelle de la contribution du transport aérien dans l’inventaire des gaz à effet de serre, GES, sur notre territoire ?
Découvrez pourquoi les chiffres officiels sont largement sous-estimés et très loin des 2% au niveau mondial propagée par l’IATA !

Présentation sur le CO2

Le véritable impact climatique du transport aérien
(Stay Grounded / Rester sur Terre, octobre 2020)

Article connexe

Comment réduire notre empreinte carbone

Contrairement à beaucoup de secteurs sur lesquels nous ne pouvons pas agir facilement à une échelle individuelle, diminuer notre recours à l’avion est un choix de consommation immédiat, accessible à ceux pour qui voler n’est pas obligatoire.
Le français moyen émet environ 11 tonnes de CO2e par an.
Pour rester dans la limite des +2°C, le budget carbone par an et par personne à ne pas dépasser avant 2050 est de 2 à 2,5 tonnes CO2e.

Pour calculer votre empreinte carbone

Tout sur l’empreinte carbone avec Stay Grounded

 

3. l’EMPLOI décarboné et durable

L’ensemble de la plateforme aéroportuaire de Bâle-Mulhouse est un pourvoyeur important d’emplois dans la région. Mais quels emplois ?

Les emplois liés au transport aérien (non industriel) dépendent essentiellement de l’économie low-cost, qui engendre des coûts sociétaux élevés. Nous recommandons le développement d’une économique responsable et durable pour des emplois d’avenir.

Présentation sur l’emploi

Lettre aux salariées et salariés de l’aéronautique toulousaine
l’Atécopol (Atelier d’Ecologie Politique de Toulouse), un collectif de plus d’une centaine de scientifiques de la région toulousaine, s’interroge, comme nous, sur l’avenir de l’industrie aéronautique.
Ils souhaitent partager quelques réflexions avec nous et les salarié.e.s de ce secteur stratégique.
Atécopol Hypotheses, Publié 06/05/2020 · Mis à jour 27/07/2020

Ciel ! Des ingénieurs amish !
ArrêtsurImage.net, Daniel Schneidermann, 8.10.2020

Reconvertir les salariés du secteur de l’aviation : la réflexion commence
L’ADRA n’est pas contre l’aéroport et son rôle économique structurant pour la région, mais en appelle à une reconversion du secteur vers une économie durable qui protège ses employé et notre environnement.
Reporterre, Justine Guitton-Boussion 3.10.2020 FACEBOOK

Le secteur aéronautique se mobilise aussi pour notre avenir
Les salariés de l’industrie aéronautique appelant à ne pas se voiler la face : aucune solution technologique n’est à même de réduire l’impact climatique du transport aérien dans les délais impartis par l’urgence de la situation. Il faut donc s’orienter vers la sobriété dans l’usage de l’avion.

La déclaration de Supaero-decarbo

ZEROe et le monde de demain
(Transmis de Toulouse via Stay Grounded France)

4. Propositions et mesures pour un aéroport résilient

Voir « Nous avons marché sur l’Euroairport ! »