STOP au GREENWASHING

COMPENSER c’est TROMPER !

 

Les experts de l’ONU contre le Greenwashing !

« Un groupe d’experts de l’ONU a publié pour la première fois des recommandations pour les sociétés et autres acteurs non étatiques sur leurs objectifs environnementaux. Sorte de manuel contre l’« écoblanchiment », il pourra aussi aider la société civile à scruter les engagements trompeurs. », LaCroix, Camille Richir, le 9.11.2022.

 

Sous la pression, Air France suspend son option Environnement !

09.11.2022
Il aura fallu quelques semaines à peine pour qu’Air France plie sous la pression médiatique des associations environnementales contre le greenwashing ! Voir article ci-après.

Le 26 octobre 2022, Vincent Etchebehere, directeur Développement Durable de la compagnie, a reconnu un manque de cohérence avec la politique environnementale de la société et indique que l’option Environnement avait été suspendue !

Voici les grandes lignes de la nouvelle option Environnement en cours de développement qui semble beaucoup plus sérieuse.

• Ainsi, la plantation d’arbres ne sera plus proposée lors de l’achat d’un billet d’avion, car comme indiqué dans notre pétition, cela n’a pas de sens de l’associer à une réduction immédiate des émissions.

En effet toutes les compagnies devraient abandonner cette pratique faisant croire que planter des arbres permettrait d’effacer les émissions d’un vol, alors que ce moyen n’est ni sûr, ni immédiat.

La contribution au développement des carburants alternatifs sera toujours proposée, mais ne sera plus liée aux émissions du vol car Air France reconnaît que la production actuelle est marginale (0,01 % au niveau mondial) et l’obligation d’incorporation imposée par la France est faible (1 %).

• Enfin, Air France annonce sa volonté de ne plus passer sous silence les impacts climatiques autres que ceux du CO2, ce qui est une grande avancée dans ce secteur qui nie encore ce problème. Voir les facts sheets de Stay Grounded.

En retirant l’option Environnement et en annonçant son intention de la revoir en profondeur, Air France légitime l’action de dénonciation du greenwashing du secteur aérien et souligne le sérieux de nos analyses basées sur des travaux scientifiques.
Source Greenvoice, pétition Stop au Greenwashing.

A quand le tour à la raison chez Easyjet et à l’Euroairport ?

(Programme de compensation MyCimate de l’Euroairport)

 

Compensation carbone des vols : procès contre KLM

01.11.2022
Air France et KLM font aussi de la publicité mensongère.
Voir la vidéo instructive de France Télévion, L’Oeil du 20 heures. 20.10.2022

En Hollande, les associations ont engagé un procès contre KLM.
Des groupes de défense de l’environnement ont déposé une plainte contre la compagnie aérienne KLM, la filiale néerlandaise d’Air France KLM, pour une campagne publicitaire qui, selon eux, enfreint le droit européen de la consommation en trompant ses clients sur le caractère durable de ses vols.
Challenge, par Reuters, 06.07.2022

 

Les tromperies d’Air France sur ses vols « écolos »
Lire la Tribune sur Reporterre du Collectifs et militants écologistes, 11.10.22

 

Le greenwashing nous entraîne vers le chaos climatique.

Nous pouvons l’arrêter.
« Au début de ce siècle, l’UE a interdit la publicité et le parrainage à l’industrie du tabac après avoir reconnu qu’ils faisaient augmenter la consommation et dissimulaient les avertissements sanitaires. Aujourd’hui, avec les preuves scientifiques accablantes sur le dérèglement climatique et son lien indiscutable avec les entreprises des combustibles fossiles, il est temps d’interdire la propagande en faveur de ces industries, car elle est mortelle et criminelle, et nous conduit inexorablement vers la catastrophe climatique. » Greenpeace.fr, 27.08.2022

Emma Thompson, à bord du Rainbow Warrior de Greenpeace à Venise, soutient l’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à interdire les publicités et les parrainages en faveur des combustibles fossiles dans l’Union européenne. Greenpeace.

Pétition « Dites stop à la propagande des industries fossiles »

 

LES GAINS D’EFFICACITÉ NE DÉCARBONENT PAS

L’affirmation « Le transport aérien continue de réduire son empreinte CO2 », LesEchos, Bruno Trevidic le 26.08.2022, est fallacieuse. Tout comme les publicités d’Airbus pour ces A350 XWB via son partenaire FrenchBee.
Ce qui baisse c’est l’empreinte carbone par passager. Tant que la croissance est supérieure aux gains d’efficacité, l’empreinte carbone du transport aérien continue à croître.

Il est vrai que les avions de dernière génération consomment (un peu) moins de kérosène, mais dans le passé l’augmentation du trafic avait largement annulé cette baisse. Même tendance dans le futur, puisque le secteur compte sur une croissance annuelle de 3%. De plus le temps de renouvellement de la flotte mondiale est très long (20-30 ans), donc peu de gain réel à court et moyen terme.

Par ailleurs, la fabrication des avions consomme beaucoup de métaux spéciaux et des matériaux composites dont le bilan environnemental (de l’extraction jusqu’au recyclage) est une catastrophe climatique. Sans parler des extensions d’aéroports encore planifiés.
Du greenwashing façon “business as usual”.

Fiche sur le mythe de l’amélioration de l’efficacité de Stay Grounded.

 

On vous ment…

Les compagnies aériennes, les agences de tourisme et les aéroports envahissent Internet avec de la publicité, qui n’est rien d’autre que du Greenwashing. En crise existentielle, ils inventent des histoires à dormir debout pour faire croire que l’avion est « vert », que voyager respecte la planète, qu’il suffit de « compenser » pour se donner bonne conscience.

Pourtant ces publicités sont régulièrement condamnées par le Jury de Déontologie Publicitaire, JDP, pour l’utilisation d’arguments fallacieux et trompeurs qui incitent au voyage au lieu d’éviter et de réduire. Voir ci-après.

« L’aviation a un impact conséquent sur le climat. Arrêtons de raconter n’importe quoi, simplement pour perpétuer un modèle économique injuste et destructeur.

Et arrêtons d’agrandir des aéroports, ou d’en faire des publicités grotesques.

Si un secteur doit décroître (pour des raisons physiques finalement assez évidentes), plutôt que de mentir aux usagers et employés, il vaudrait mieux anticiper une certaine reconversion. »
Source : Pour-un-réveil-écologique.org

 

Destination aviation durable ?

Tout le greenwashing du secteur aérien rassemblé dans une belle plaquette publiée par Equilibre des énergies, association présidée par Brice Lalonde.
Avec comme seul contrepoids deux articles de l’ISAE Supaero.

Les réponses de Rester sur Terre en cinq fiches :
Ce que le secteur aérien nous dit et ce qu’il ne nous DIT PAS
Ce qu’il faut savoir sur les promesses de décarbonation et les solutions illusoires

 

 

Le TA doit réduire ses émissions

La sobriété est une urgence, alerte le Haut conseil pour le climat
« Adaptation inévitable de la France au réchauffement climatique, émissions de gaz à effet de serre toujours trop importantes, politiques insuffisantes… Le nouveau rapport du Haut Conseil pour le climat (HCC) est alarmant. Et recommande vivement la sobriété. » Reporterre, 30.06.2022

Le rapport annuel 2021 du HCC soulève les retards du transport aérien en matière de réduction des émissions de CO2. Non seulement le TA ne réduit pas ses émissions, mais il les augmente et ne prend pas de mesures immédiates : pas ou peu de taxe sur le kérozène (énergie fossile), augmentation continue depuis 1990 des émissions de CO2 (alors que les autres secteurs les ont sensiblement réduites), non prise en compte des vols intercontinentaux dans le bilan Co2, le transport aérien intra-européen bénéficie de quotas d’émission (SEQE) gratuits, … Rapport du Haut Conseil pour le climat.

 

Pourquoi il faut interdire la compensation

Supposée contrebalancer les dégradations infligées à la biosphère, la pratique de la « compensation » se généralise et gagne tous les secteurs d’activité. Nombre de voix en dénoncent les abus, mais c’est en réalité son principe même qui est fallacieux. Des scientifiques de l’Atécopol expliquent pourquoi et demandent son interdiction pour libérer la politique écologique de l’emprise néolibérale.
PAD, Tribune, 3 avril 2022.

Lire le communiqué de presse et l’article en entier.

Photo : Marc Meinau, les jeunes en grève pour le climat, Strasbourg, 25 mars 2022.

 

Mention « neutre en carbone », trompeuse mais légale !!!

Neutralité carbone, la publicité toute puissante
Loin d’améliorer la loi Climat, le décret d’application de la Loi Climat, sur les arguments publicitaires de neutralité carbone est une porte ouverte au greenwashing sans aucune retenue pour les entreprises.

« Son article 12 légalise en effet la publicité pour les produits qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Il suffit qu’ils compensent leurs émissions pour s’afficher « neutres en carbone » ! Dans la première version du texte parlementaire issu de la Convention citoyenne sur le climat, cette allégation sans fondement scientifique était prohibée, mais les lobbies de l’industrie ont eu gain de cause. La loi Climat empire même la situation actuelle en empêchant tout recours en justice pour pratiques commerciales trompeuses à propos du réchauffement climatique. »
UFC-Que Choisir 23.04.22

 

Easyjet, publicité mensongère, et de 3 !

EasyJet se paie des campagnes de verdissement de ses vols en pleine page dans les journaux. Gigantesque tromperie environnementale de l’aviation commerciale, qui prend le client pour un gogo, en misant tout sur la compensation au lieu d’éviter et réduire. EasyJet émet 10,4 millions tonnes CO2 par an. Face à la catastrophe climatique, STOP à cette fourberie inacceptable ! (dans L’Alsace, 3.11.2021)

Easyjet, plaintes fondées
Le Jury de Déontologie Publicitaire, JDP, avait été saisi le 1er novembre 2021, d’une plainte émanant d’un particulier, afin qu’il se prononce sur la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une publicité, diffusée en presse, en faveur de la société EasyJet, pour promouvoir son offre de flotte aérienne. Après examen. Le JDP avait considéré que la publicité critiquée méconnaît les règles déontologiques et que la plainte était fondée.
Jdp-pub, 4.01.2022

Pour la deuxième fois, le jury de déontologie publicitaire a reconnu le 15 mars comme fondée une nouvelle plainte datant de décembre 2021 contre une publicité mensongère d’Easyjet :
• « Flying Green c’est le projet d’une nouvelle compagnie française premium et éco-responsable » ;
• « Veut être la compagnie aérienne la plus silencieuse et a pour ambition d’être la première « zero emission nette de CO2 » … »
• « emploi de biocarburant aéronautique, Flying Green s’engage à utiliser au moins 5% du Sustainable Aviation Fuel dès le lancement des opérations »
• « Un passager voyageant avec Flying Green va ainsi réduire ses émissions de CO2 de 16% en moyenne. »

Autre décision du JDP qui condamne le texte des affiches publicitaires d’Easyjet :
« Notre ambition : des vols zéro émission de CO2, d’ici 2050 », « Pour atteindre cet objectif, nous collaborons avec Airbus et Wright Electric au développement d’avions dont les vols permettront zéro émission de CO2. Nous nous engageons à vous accueillir à bord de ces avions zéro émission dès que ces technologies innovantes nous le permettront ». JDP, le 29.03.2022

La communauté scientifique proteste : « Nous protestons ici contre la publication de cette publicité, manifestement mensongère, qui contribue à obscurcir le débat sur les scénarios soutenables du transport aérien. La création de tels avions reste hautement improbable, pour des raisons de physique de base et de ressources énergétiques. »
Le billet dans Le Monde, 9.12.2021

 

Coup de pouce au Greenwashing

Mention « neutre en carbone » ; trompeuse mais légale !!!
Loin d’améliorer la loi Climat, le décret si attendu pour encadrer les arguments publicitaires de neutralité carbone est une porte ouverte au greenwashing sans aucune retenue pour les entreprises. QueChoisir, 23.04.22

Neutralité carbone, l’avis de l’ADEME
« Sur un plan marketing et communication, l’usage abusif et indu de l’argument de « neutralité » est problématique : il induit par définition le public en erreur, il repose sur le concept de « compensation » qui recouvre des réalités différentes, il empêche de repérer les acteurs qui s’engagent réellement, il contribue à la défiance des publics envers les discours des organisations et il représente un frein à la diffusion de récits mobilisateurs. » ADEME, 17.02.22

Publicité : un décret ouvre la porte au greenwashing
« Neutre en carbone », vraiment ? L’argument se développe dans les publicités. Un décret doit l’encadrer. Mais le projet est peu ambitieux, selon des observateurs. Il pourrait légaliser l’écoblanchiment pour des produits ou services polluants. Reporterre, 14 mars 2022

 

Le manuel du greenwashing

Du verdissement de façade au verrouillage de l’avenir : tout savoir sur les formes et fonctions du greenwashing.
« Le greenwashing est souvent vu comme une manière de donner l’illusion de responsabilité écologique. Qu’elle concerne des biens ou des services, cette illusion ne serait qu’un argument marketing en plus. Et si le greenwashing relevait en réalité d’une dynamique plus profonde de l’histoire des sociétés industrielles ? »
Aurélien Berlan · Guillaume Carbou · Laure Teulières
terrestres.org, 15.04.2022

 

Voler et protéger le climat, est-ce possible ?

Photo de droite: Marmaris Turquie, aout 2021 (crédit : Christopher Cartwright)

 

Par exemple, en soutenant financièrement des projets dit de « Compensation carbone » (CO2, gaz à effet de serre).
Le site Internet de l’Euroairport suggère fortement que voler est un geste écolo !


L’offre de l’Euroairport et de myclimate de compenser le carbone « s’inscrit dans la lignée de la démarche de développement durable de l’Aéroport et sa politique environnementale, dont la réduction des émissions de CO2 représente l’un des axes clés. ». L’Euroairport, 5.10.2021

Est-ce un postulat scientifique ou simplement du greenwashing (verdissement) ?

Pourquoi la compensation carbone n’est pas la solution ?
– La compensation ne réduit pas vraiment les émissions
– Les projets de compensation génèrent souvent des problèmes d’environnement et de droits de l’homme
– Les compensations sont une vente d’indulgences des temps modernes
– La compensation détourne l’attention des vraies solutions

Et quid de l’impact du bruit et des autres polluants hors CO2, non compensables, émis par les avions.
Réduisez plutôt vos voyages, ce sera plus efficace et responsable!

La réponse de l’ADRA au greenwashing dans L’Alsace du 21.10.2021.

En savoir plus avec Stay Grounded / Rester sur terre.

 

Il faut réduire le transport aérien maintenant !

Stay Grounded / Restez sur Terre a lancé le 25 octobre une grande opération internationale de communication sur le Greenwashing du secteur aérien.
Vous savez combien nous sommes confrontés à Bâle-Mulhouse aux actions de verdissement de l’aéroport, mais aussi de la Nouvelle Ligne Ferroviaire, signez la pétition.

Avertissment : le greenwashing s’appuie souvent sur des actions de lobbying des compagnies auprès des autorités. Le terme anglais de « lobbying » est rarement traduit en francais ; il devrait être traduit par « pression » (pouvant entrainer la « corruption »).

« Chaque tonne de CO2 envoyée dans l’atmosphère compte,
car chaque dixième de degré supplémentaire entraîne des souffrances et des conséquences géopolitiques dramatiques pour les populations les plus touchées. »
François Gemenne, membre du GIEC, spécialiste de la gouvernance du climat et des migrations, enseignant à Sciences-Po et à la Sorbonne, auteur de « Géopolitique du climat » (Ed. Armand Colin).

CCFD Terre solidaire, contre la compensation
Le CCFD fait une démonstration implacable contre la fausse compensation carbone du transport aérien en mettant en lumière son impact délétère sur les populations fragiles, l’environnement et la faune. L’Alsace du 30.10.2021

 

Des aéroports neutres en carbone, c’est aussi du greenwashing !

Les aéroports annoncent tous un plan vers la neutralité carbone. Mais, les calculs intègrent seulement les activités au sol et autour des aéroports sans tenir compte des émissions des avions.
Un site Airport tracker permet de montrer les émissions des avions en équivalent CO2 pour chaque aéroport.
Voici par exemple les chiffres pour l’aéroport de Bâle. C’est évidemment plus compliqué de planter des arbres pour compenser les émissions annuelles de 205.000 voitures (uniquement la part attribuée à Bâle – BSL, qui représente plus de 90% des vols, sans Mulhouse – MLH).

Source : Bon pote, le 7.10.2021

 

Le transport aérien sous pression se lance dans une fuite en avant !

Depuis longtemps sous pression en raison de la « honte de voler » puis de la crise de la Covid-19, le transport aérien cherche à tout prix à passer pour écologique pour redynamiser ses activités.
Pour preuve, la communication grand public, comme celle de l’Euroairport dans la Basler Zeitung, 5.08.2021, ou L’Alsace, 6.10.2021, ou celle de l’Aviation Research Center Switzerland (ARCS) sur l’aviation durable dans ECOPLAN, 27.05.2021, ou encore celle des compagnies d’Easyjet, d’Air France, …

Pour le GIEC, « De la méconnaissance ou de l’instrumentalisation »
Valérie Masson Delmotte rappelle ainsi que « ni la déforestation évitée ni les investissements dans des énergies bas carbone » ne permettent de répondre à la neutralité carbone, qui « implique que chaque émission de CO2 dans l’atmosphère soit effacée par une élimination de la même quantité de CO2, retirée de l’atmosphère et stockée de manière durable », précise-t-elle.
« Un projet de reboisement permet effectivement de stocker du carbone pendant la durée de croissance de l’arbre, mais ensuite ? Ce stockage peut être à long terme (utilisation du bois en construction) mais aussi éphémère (bois pour chauffage) », ajoute encore la membre du Giec sur twitter. Elle conclut enfin qu’au-delà des émissions de CO2, l’aviation entraîne aussi « des trainées de condensation », qui ont elles aussi un impact sur climat mais ne sont pas prises en compte dans le calcul de neutralité carbone évoqué par Air France. Novethic.fr

Malheureusement, ce genre de lobbying trouve des âmes sensibles et crédules, qui croiront ces bonnes paroles et continuerons à faire comme si ce n’était pas grave.

Ce ne sont pas les mesurettes du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement, PPBE ni la loi Climat, ni les compensations CO2, inopérantes des compagnies aériennes, qui apporteront du changement durable. Un développement destructeur basé sur des « besoins non essentiels » met en danger à terme la santé, l’économie et l’environnement. Le secteur aérien devrait se remettre en question en mettant la priorité sur les transports « nécessaires » et en diminuant l’impact environnemental sans attendre d’hypothétiques solution technologiques lointaines, qui tiennent plus du miracle que des sciences.

L’interview de l’ADRA dans L’Alsace du 21.10.2021: « La compensation carbone n’est pas la solution »

Une vielle idée du passé qui ne préserve pas l’avenir

La compensation n’est pas une idée nouvelle. Easyjet a annoncé en novembre 2019 qu’elle va compenser l’ensemble de ses vols pour un montant estimé à 22 millions € en 2020, qui servira à financer des projets de reforestation et de développement des énergies renouvelables.

En septembre 2019, Air France avait annoncé une mesure similaire pour ses vols intérieurs uniquement.
La compensation apparait comme n’étant pas une bonne solution, elle s’apparente plutôt à du greenwashing.
Même si Myclimate est sérieux et bien noté selon Wikipédia, la compensation d’émission de CO2 maintien au mieux la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais ne « réparera » jamais l’ensemble des dégâts causé à l’environnement par l’ensemble des émissions des avions. Car la compensation de CO2 n’a aucun effet sur l’ensemble des polluants et du bruit émis par le trafic aérien. Au pire la compensation ne fait que générer la bonne conscience dans l’esprit des utilisateurs, qui continueront d’utiliser l’avion au-delà du nécessaire.
En outre, au stade actuel, il est urgent de diminuer globalement nos émissions de gaz à effet de serre, GES.

Les mesures relatives au transport aérien du plan européen « Fit for 55 » sont insuffisantes et trop lentes

CORSIA fait plus de mal que de bien au climat. Celui-ci a déjà subi trop de dégâts pour être réparé, et CORSIA n’est rien de plus que du greenwashing, conçu pour permettre le statu quo pour les décennies à venir. Des analyses scientifiques montrent que l’échange et la compensation des émissions ne permettront pas de réduire efficacement les émissions de l’aviation. Au lieu d’offrir aux pollueurs la possibilité de se soustraire à l’engagement de réduire leurs émissions, il faut fixer des limites claires et mettre fin aux subventions” Rester sur terre.