La qualité de l’air que nous respirons

En résumé, l’EuroAirport produit autant de pollution au sol qu’une agglomération de 40.000 habitants avec de fortes variations suivant les composants. Elle est plus forte pour les composants organiques volatils COV et proportionnellement très importante pour le dioxyde d’azote NO2. L’EuroAirport augmente la pollution des villages environnants, elle se confond avec la pollution d’agglomérations plus importantes.

Alors qu’on s’emploie à diminuer l’exposition des riverains à la pollution des agglomérations pour des raisons sanitaires évidentes, qu’en est-il de l’EuroAirport ? Le développement de l’EuroAirport doit absolument tenir compte des effets des polluants sur l’environnement et la santé et respecter les normes suisses et les nouvelles normes européennes à venir.

Que nous réserve l’avenir ?

La part de la pollution due au trafic aérien est susceptible d’augmenter du fait de la croissance du trafic aérien et des problèmes complexes posés à la motorisation des avions.

En décembre 2016, suite à la pollution atmosphérique en France, AVEVY publie :
« Alertes à la pollution de l’air : il est urgent de restreindre aussi le trafic aérien.
La France connait régulièrement des dépassements répétés des seuils d’alerte à la pollution de l’air, notamment en raison de la concentration trop élevée de particules fines.

Alors que le transport routier et en particulier les moteurs diesels sont pointés du doigt pour leurs émissions nocives pour la santé, silence radio sur la contribution polluante du transport aérien, pourtant avérée par Airparif et toute aussi nocive. Le kérosène étant similaire au gazole, la pollution des avions est identique à celle des moteurs diesel voire même pire puisque les filtres à particules et autres pots catalytiques n’existent pas sur les réacteurs des avions.
La pollution de l’air tue. Elle est même la 3ème cause de mortalité en France derrière l’alcool et le tabac. Il est urgent que les pouvoirs publics se décident enfin à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les franciliens exposés à la pollution de l’air.

DRAPO-AVEVY demande ainsi aux pouvoirs publics d’appliquer en urgence l’article 181 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 qui prévoit la réduction du trafic aérien en cas de pic de pollution, un article toujours pas appliqué à ce jour. »

Pour approfondir le sujet :
La pollution invisible nuit à notre santé  Sylvia-Medina, 2014

Conférence de l’ADRA donnée pendant l’AG du 3 avril 2016