A fond la gomme … dans nos poumons

Une pollution aux particules issue des pneumatiques et des freins d’avion largement occultée

Le Collectif citoyen 06 de l’aéroport de Nice a réalisé une excellente étude, qui est transposable à tous les aéroports commerciaux ! Vous y trouverez des faits et des chiffres éloquents.
Nos craintes sur la pollution par les avions à l’atterrissage sont largement confirmées. Pour estimer la quantité de pollution en PM et PUF à Bâle Mulhouse, on se basera sur 80 000 atterrissages commerciaux (passagers et fret) par an pour l’année 2025. Dans ce cas la masse de matière issue de l’usure des pneumatiques et des freins peut être estimée à environ 48 tonnes +/- 50%. Une tonne équivaut à des milliards de particules.

A notre connaissance, Atmo Grand Est chargé de mesurer les particules émises par Bâle-Mulhouse, n’a jamais mis en évidence cette source de pollution spécifique. Elle se contente de suggérer que la pollution des avions est mélangée à celle du transport routier attenant et des agglomérations voisines.

Lire l’étude complète :
« Lorsqu’on évoque les pollutions engendrées par les norias d’avions sur les aéroports, la première réflexion est celle des nuisances sonores, suivies par les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, sans oublier les odeurs de kérosène pour les riverains. Mais il est une pollution bien moins connue : celle, particulaire, générée par les pneumatiques (PUP : particules d’usure des pneumatiques) et les freins des avions, notamment en phase d’atterrissage. » Collectif citoyen 06, 1.07.26

 

Dégommage des pistes

EuroAirport Basel Mulhouse Freiburg, FB le 24.08.2022
« Le saviez-vous ? Afin d’assurer la sécurité de la piste nous réalisons fréquemment un « dégommage des pistes ». Ce sont des travaux spécifiques que l’on effectue entre 6 à 7 fois par an, qui durent de 2 à 4 nuits et qui sont réalisés grâce à une technique de dégommage par hydroprojection. L’objectif est de retirer la plus grande partie de la gomme déposée par les pneus des aéronefs lors de la phase d’atterrissage afin d’obtenir une adhérence conforme à la réglementation. Chaque dégommage permet de récolter entre 1 à 2 tonnes de résidus! »

1 à 2 tonnes de gomme seulement sont récupérés. Le reste des 48 tonnes émis est disséminé dans l’air sous forme de Particule Fine et Ultra-Fine

A chaque atterrissage (plus de 100 par jour) on observe un immense nuage de poussière au train de l’avion (Photo ADRA)

 Voir notre dossier complet sur la pollution aux particules