Après le silence, la reprise à l’Euroairport sera bruyante !

L’ADRA met en garde depuis la chute du trafic de l’été 2020 contre la reprise « comme avant » du transport aérien et de ses nuisances. Si la nécessité de la reprise économique est compréhensible, il est inacceptable qu’elle se fasse au détriment des riverains, et plus généralement, de la planète.

Ce ne sont pas les mesurettes du Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement, PPBE
(vous pouvez participer à la consultation publique en cours jusqu’au 11 mai)
ni la loi Climat en cours de discussion, ni les compensations CO2 inopérantes des compagnies aériennes, qui apporteront du changement durable. Un développement destructeur basé sur des « besoins non essentiels » met en danger à terme la santé, l’économie et l’environnement. Le secteur aérien devrait se remettre en question en mettant la priorité sur les transports « nécessaires » et en diminuant l’impact environnemental sans attendre d’hypothétiques solution technologiques lointtaines, qui tiennent plus du miracle que des sciences.

L’ADRA abesoin de votre soutien maintenant.

 

L’Euroairport mise sur le Low-cost pour une relance comme avant.

Voir L’Alsace du 24.04.2021

Comme avant, l’Euroairport mise sur les compagnies Low-cost (à bas prix et coûts sociaux et environnementaux élevés*) et le tourisme de masse pour redécoller. Alors que pour éviter la catastrophe climatique, il faudrait voler moins.

Découvrez le profil des compagnies nouvellement arrivées à Bâle-Mulhouse sur Wikipédia :
ASL Airlines France, filiale du groupe irlandais, vole vers deux villes en Algérie : Alger et Constantine.
Corendon Airlines, agence de voyages et compagnie aérienne turque en lien avec Wizz Air
Smartlynx spécialiste en charters en lien avec la société de voyage et de tourisme TUI.

 

… et le fret !

Contrairement aux vols passagers, le fret continue à se développer à Bâle-Mulhouse. Le fret avionné a augmenté de 4,7 % en 2020 (Euroairport Rapport annuel 2020). Air Canada Cargo ouvre une nouvelle liaison aérienne de deux vols par semaine vers Toronto. Le fret fait augmenter les nuisances aux heures nocturnes entre 22h et 6h.
L’Alsace, J-F Ott, 19.04.21

*) Selon l’économiste Tancrède Voituriez, « le coût du low-cost dans le transport aérien n’inclut pas le prix de la pollution ». En effet, le transport aérien bénéficie d’un régime d’exception, car le kérosène n’est pas taxé en vertu de la convention de Chicago de 1944, et les billets d’avion sont exonérés de TVA dans la plupart des pays, de sorte que c’est un secteur où les émissions de CO2 sont subventionnées.