L’avion vert n’existe toujours pas !

Les associations de riverains se mobilisent en juin contre le mythe de « L’avion vert ».

Pour continuer à faire voler toujours plus d’avions, le secteur aérien s’appuie sur des mirages technologiques toujours renouvelés : en 2021, on nous vendait un « avion vert » à hydrogène, dénoncé à l’époque par les activistes de Greenpeace, qui étaient allés sur le tarmac de Roissy pour repeindre un avion en vert. Cette « solution » étant tombée à l’eau, c’est désormais le kérosène synthétique soi-disant durable (SAF) qui est mis en avant ad nauseam par le secteur.
Même si la solution technologique est différente, l’artifice reste le même : faire croire que tout est sous contrôle, alors que ces « solutions » ne sont ni suffisamment fiables, efficaces et rapides pour atténuer les émissions générées par la croissance effrénée du trafic.

Alors que va s’ouvrir le procès en appel des activistes de Greenpeace du 23 au 25 juin, nous lançons une séquence de mobilisation décentralisée afin de rappeler que « L’avion vert n’existe toujours pas », et que la seule solution existante est la réduction du trafic aérien. En outre, nous souhaitons par cette nouvelle séquence visibiliser et dénoncer les très nombreux projets de kérosène de synthèse qui se lancent sur le territoire métropolitain.

 Dossier sur l’illusion de l’aviation verte
Rester sur Terre (Stay Grounded), juin 2026

 

L’industrie aérienne admet qu’elle ne tiendra pas ses objectifs sur la neutralité carbone

L’industrie aérienne vient d’annoncer qu’elle n’atteindra probablement pas ses objectifs de neutralité carbone d’ici 2050, rapporte le Guardian. Qui aurait pu prédire ?
Devant les membres de l’association mondiale des compagnies aériennes (Iata) réunis à Rio de Janeiro, leur directeur général Willie Walsh a déclaré que « l’espoir s’amenuisait rapidement » et qu’un nouveau « calendrier réaliste » devait être établi.
Reporterre, 8.06.26

 

Les opposant-es à l’extension de l’aéroport de Bristol chantent une comptine contestataire du XVIIIe

La communauté « Save Felton Common » s’est mobilisée pour enregistrer cette chanson dans le cadre de son opposition aux projets d’extension de l’aéroport de Bristol, qui prévoient notamment l’aménagement de Felton Common, une réserve naturelle de 40 hectares.

« The Goose and the Common » est une comptine contestataire du XVIIIe siècle dénonçant l’injustice sociale de la loi sur les enclos, les droits fonciers et la privatisation des terres communales.

L’aéroport de Bristol (une entreprise privée) souhaite installer des feux d’atterrissage de plus de 8 mètres de haut, accompagnés d’une clôture de 3 mètres et d’infrastructures adjacentes, au cœur de Felton Common, un espace communautaire en libre accès qui abrite une faune et une flore d’une diversité unique, comprenant de nombreuses espèces menacées.

Le projet prévoit une augmentation du nombre de passagers à 15 millions par an, soit une hausse de 40 % par rapport à 2025. Cela se traduira par plus de bruit, plus de carburant (imbrulé) rejeté au-dessus des habitations et des terres agricoles locales, plus de vols de nuit, des embouteillages et davantage de pollution.

L’aéroport de Bristol lui-même reconnaît que « les dommages causés à la ceinture verte seront modérés à importants ».

Nous devons mettre un terme à cette appropriation éhontée de terres, qui constituerait un dangereux précédent pour l’ensemble du Royaume-Uni si elle était approuvée.

« Save Felton Common ». Arrangement musical par The Wilderness Yet.
 Regarder le très beau clip

Pour plus d’informations voir : Save Felton common